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02.04.2009 | 23:00
( auteur - morceau )
Ghinzu

QUOI ?! Ils sont en concert demain à Paris et j'ai loupé ça ? Et ils ont sorti un nouvel album que je n'ai même pas encore acheté ? Jvais au moins pouvoir réparer ce second point demain, tiens. Ghinzu ne me résistera pas encore bien longtemps.
En ce qui concerne le concert, par contre... Bah, tant pis pour eux. Z'avaient qu'à pas faire les morts pendant toutes ces années.

Pour la peine je m'amuserai deux fois plus à celui d'Aaron de samedi soir.

Na.
( notes )


05.03.2009 | 23:59
( The Esoteric Gender - Pretty muted blue )
Lowen

C'est une sensation étrange.
Lali Lowen.
Ce nom fait partie de moi, chacune de ses parties est un fragment de ma personnalité. Souvent Lali, parfois Lowen, j'ai quelques fois essayé de les renier en disant que ce n'était pas tout à fait moi, que cette identité que j'avais adoptée sur le net pour écrire, parler, créer, vivre en virtuel, ça n'était pas tout à fait moi. Que je n'étais pas la même sur le net que ce que je pouvais être dans la "réalité". Et puis les deux ont commencé à fusionner, les rencontres avec des gens constitués de 1 et de 0 se sont succédées, et mes deux personnalités se sont superposées. Complétées. Aujourd'hui, je suis Lali Lowen, aussi bien que ***** ***** (quoi, vous ne pensiez quand même pas que j'allais craquer et finir par donner mon vrai nom ici ? ^^ ) . Les deux ne font plus qu'un, et j'aime autant mes deux noms.

Depuis quelques mois, je suis un peu perdue.
Je n'arrive plus à mettre le doigt exactement sur LA chose que je souhaite faire. Je réfléchis pas mal, peut-être trop. J'ai des envies, je fais des caprices. Je voudrais réussir à faire tout ce que, sur un coup de tête, j'ai envie de réaliser, et je me vexe et râle quand je n'y arrive pas. Je suis impatiente. Un peu indécise, aussi. Et je n'arrive toujours pas à cerner exactement qui je suis.
Peut-être parce que je change, en permanence.

Mais l'adolescence, ça n'était pas censé être terminé ?

Et je me rends compte que je grandis. Pire, que j'ai envie de grandir. Moiqui ait fait de mon moto pendant si longtemps le fait que je voulais toujours rester un peu enfant, que je ne voulais pas grandir, je m'en trouve toute tourneboulée. Je veux grandir, faire des choses, apprendre, vivre. Il faut juste que je prenne mes marques, que je me projette un peu en avant dans le temps. Sans oublier le passé, bien sûr. Juste l'intégrer, ce passé qui m'a faite telle que je suis aujourd'hui, un peu comme un poussin le fait avec le jaune de son oeuf au moment d'éclore. L'intégrer pour m'en nourrir, et avancer.

Je suis Lali, je suis Lowen.

Au moment où je suis en train de regarder tout autour de moi, devant, derrière, sur les côtés, pour essayer de retrouver mon équilibre, voilà qu'un événement surgit du passé et vient s'ajouter au tableau que commençait à former ce puzzle. Un souvenir du passé qui revient, bien vivant, vibrant.

Je suis Lowen, mais Lowen n'est pas moi, nous sommes deux. Mika vient de reprendre vie... La sensation de ne plus être la seule est étrange, déstabilisante. Une question d'habitude, sûrement.
Mais de voir Mika réapparaître, ça c'est vraiment incroyable.

Peut-être aussi parce que sans Mika, il n'y aurait pas eu de Lali.
( vie, réflexion )


19.02.2009 | 18:35
( ... )
To-do

To-Do list :
(ben oui, il paraît que les listes c'est le truc à la mode, et qu'en plus ça peut être utile. Alors j'essaye...)

- Finir le récapitulatif de ce que j'ai fais pendant mes 4 ans de thèse
- Faire une ébauche, puis une pas-ébauche du plan détaillé de ma thèse
- Faire une micro présentation powerpoint pour mardi
- Faire un autre powerpoint pour le club des doctorants
- Me replonger dans la création du nouveau (et dernier) site pour PTV
- Me remettre à la guitare
- Passer 80 dans Wow avant la sortie d'Aion
- Acheter des étagères, crémaillères, vis, et réaménager cette foutue cuisine
- Me trouver un sac à main (oui, je deviens de plus en plus fille, c'en est flippant)
- L'acheter (parce qu'une fois que j'ai trouvé un truc, en général, je tourne en rond pendant des heures / jours avant de me décider enfin à l'acheter)
- Motiver les deux zoziaux de développeurs pour le projet dément qu'on est en train de monter
- Me remettre dans le bain et bosser ce fameux projet
- Prendre l'habitude de bien petit déjeuner
- Donner un grand coup dans la tronche de chef numéro 2 la prochaine fois qu'il passera juste pour dire "ha ben ça bosse" avant de s'éclipser de nouveau (Quoi ? Tu pensais que c'était les caraïbes pour tout le monde ici ? Et "bonjour", ça te tuerait de dire bonjour ?)
- Préparer mon comité de thèse
- Réussir à décider chef numéro 1 qu'on doit *enfin* commencer à écrire l'article
- Arrêter de stresser pour la thèse, et surtout de bassiner tout le monde avec ça
- Partir un long weekend au bord de la mer pour nous changer les idées
- M'habituer à avoir des réunions le soir, et à y aller sans systématiquement traîner les pieds
- Trouver une bonne idée pour un cadeau d'annif (ben ouais, 25 ans c'est symbolique, me faut une bonne idée)
- Décider les vieux potos de lycées que si on veut faire un truc pour fêter les 10 ans, faut qu'on se bouge, un de ces quatre
- Allez voir mes grands-parents (ça commence à faire un bail quand même !)
- Refaire mon CV et ne pas perdre les contacts que je me suis fait
- Allez manger un couscous chez des gens très chouette !
- Remettre à jour les liens du blog avec notamment tous les blogs BD / d'images de gens hypra talentueux que je suis régulièrement
- Me tenir au courant de l'actualité un chouillas plus que ce que je fais pour le moment
- Me remettre à écrire dans ce blog
- Me remettre à écrire tout court, retrouver comment on fait (c'est pas comme le vélo, ça s'oublie vite, les réflexes et instincts d'écriture)
- Finir (enfin) cduv et me concentrer sur la réécriture du Papillon des Songes (et écrire un peu plus que 400 mots en une session, c'est un peu minable, dans le fond)
- Me cultiver un peu et découvrir de nouveaux coups de coeur musicaux, un peu marre d'écouter les mêmes en boucle
- Ecrire sur L'Etagère, parce que c'est un peu nul de s'engager à participer à un projet et de jouer les fantômes juste après
- Trouver le tome 7 (je crois ?) de I''s
- Arrêter les listes, je suis pas sure que ça me réussisse
( taf, notes, web, écrits, vie, réflexion )


24.12.2008 | 16:23
( ... )
Merry Christmas !

Joyeux noël à tous ! :)
Et qui sait, peut-être bien qu'après les fêtes je me remettrai à poster ici ;)
( le site, vie )


07.11.2008 | 16:42
( ... )
J'hallucine.

16h45, on est plus que deux au labo : mon chef et moi.
Jveux bien que la moitié des gens soient en vacances, mais là, quand même...

C'est n'importe quoi.
( taf )


04.11.2008 | 01:11
( Muse - Blackout )
"Writing the words of a sermon that no one will hear"

Finalement, je crois que ça n'était pas fait pour moi.
Ca ne fait que trois jours - déjà trois jours ? - que le nano est lancé, et je sais déjà que je ne le ferai pas. Je m'étais inscrite il y a une semaine ou deux, pensant peut-être grâce à ce challenge raviver la flamme de l'écriture, cette étincelle que j'ai tant de mal à allumer dans mon esprit ces derniers temps. Cela fait une éternité que je ne me suis pas assise en face de mon écran, musique dans les oreilles, atmosphère particulière, pour écrire. Juste écrire. Et ça me manque, quelque part. Et je suis frustrée, aussi, parce que j'ai tellement de choses que je veux raconter, tellement de projets que je voudrais achever, et que je ne prends pas le temps de poser sur papier. Du coup, quand une news sur le NanoWrimo est passée dans un des flux rss auxquels je suis abonnée, j'ai sauté sur l'occas et je me suis inscrite.
Ecrire *au moins* 50 000 mots en un mois. Mon projet était simple : me servir du Nano comme prétexte pour reprendre Amalia, abandonnée depuis si longtemps et qui pourtant me démange constamment. Mais voilà, après trois jours seulement je peux le dire : le nano n'est pas vraiment adapté à cette envie. D'une part, pour certains c'est triché de ne pas suivre les règles à la lettre, de ne pas commencer quelque chose de "neuf" mais de se servir du nano pour arriver à ses fins personnelles. Je peux le comprendre... La preuve, ça m'a fait tellement cogiter qu'une partie de mon enthousiasme s'est envolé quelques jours avant le lancement de l'épreuve. D'autre part, j'ai toujours eu du mal (et ai toujours du mal) avec le concept d "écrire beaucoup et dans le tas y aura bien quelque chose de pas mal, avec un peu de chance". J'écris peu à la fois (336 mots en trois jours, quand d'autres en sont déjà à plus de 6000 mots) mais j'aime quand je peux être fière de ce que j'ai écrit, pas pour la quantité mais parce que j'aime le son que font ces mots alignés les uns à côté des autres. J'aime quand ce que j'ai écrit n'a à être retravaillé que pour certaines tournures maladroites ou quelques fautes de frappe. Tout écrire pour devoir tout réécrire après ? Ca m'agace. Et surtout je suis rouillée, donc il va me falloir écrire et réécrire et réécrire des quantités de débuts avant de me réhabituer à ma plume, et de pouvoir reprendre cette histoire d'un bon pied.

Donc voilà. J'abandonne ce concept qui ne me correspond pas, qui ne m'a dans le fond jamais parlé, que je m'étais imposée comme un jeu à une gamine qui voulait avoir tout essayé des trucs "fashion" sur le net.

En revanche, je continuerai à réécrire. J'irai à mon rythme, qui sera peut-être de 336 pages mots tous les trois jours au début, qui s'accélérera peut-être - ou pas - mais qui aura le mérite de me faire avancer, petit à petit, vers quelque chose de concret, dont je pourrai être fière.
Parce que j'ai toujours autant foi en cette histoire que je l'avais il y a quatre ans. Je ne sais pas, quelque chose, là, au creux de mon estomac qui me fait dire que cette histoire a tout ce qu'il faut là où il faut.
Ca me prendra le temps qu'il faut, mais j'en viendrai à bout.
( mots, web, écrits )


26.10.2008 | 22:55
( ... )
Yen a marre.

Non, sans blague, ça commence à bien faire. J'ai l'impression que ça fait un mois non stop que je suis en boule, de mauvaise humeur, envie de tout envoyer promener parce qu'ils me font tous chier cette bande de cons, là.
Pardon, c'est sorti tout seul.

Ce n'est probablement plus un mystère pour certains d'entre vous, ça ne le sera en tous cas plus pour personne d'ici quelques minutes : le labo en ce moment, c'est vraiment pas ça. Les chefs qui, chacun à leur manière, ne sont pas dégourdis, ont réussi à se mettre à dos la quasi totalité de l'équipe.
Comment tout ça a démarré ? Je ne sais pas trop, c'est sûrement arrivé petit à petit au long des années, d'une accumulation de petits trucs qui, pris à part auraient pu être facilement résolu, mais qui accumulés créent une surcharge. Il y a quelques mois, un conflit éclate, et tout s'enchaîne, les langues se délient, et les maladresses accumulées de mon chef ajoutées aux inégalités dans le traitement des différents cas "à problème" ont pris des proportions inimaginables.

Il y a le deuxième chef, celui qui n'est jamais là et n'encadre personne, et qui pourtant fait son petit chef et est, en plus de ça, d'une grossièreté à l'épreuve des balles ; chef dont la légitimité est de plus en plus contestée (ce qui en soit n'est pas tellement étonnant, mais la manière dont certains s'efforcent par tout les moyens de monter tout le monde contre lui pour qu'il dégage le plus vite possible, ben c'est assez pénible pour l'atmosphère générale du labo, mine de rien).
Il y a les titulaires de l'équipe, qui prennent leurs aises et qui font le stricte minimum niveau horaire (une qui bosse à 80% tout en étant payée 100% ; un qui fait du 9h30 / 17h30 au plus haut de sa forme, et qui passe le plus clair de ses journées sur son ordi alors qu'il ne cale rien à tout ce qui est informatique ; une qui a des horaires aléatoires et qui, au moment des vacances d'été, décide de prendre 6 semaines de congé).
Il y a un soucis avec les étudiants, parce qu'à moins qu'ils soient un peu dégourdis et qu'ils décident / soient capables de se prendre en main, ben faut pas compter sur les encadrants pour les aider. On se retrouve du coup à l'heure actuelle avec un thésard en début de troisième et (théoriquement) dernière année de thèse, qui vient à peine d'avoir un sujet (sujet qu'il s'est auto-attribué pour se sortir d'une impasse, étant donné que ça faisait 2 mois qu'il n'avait pas pu faire de manip' concernant son premier sujet) et une seconde, qui entame sa deuxième année de thèse et qui n'a pas la moindre idée de ce que son sujet de thèse est, étant donné que celui qu'on lui avait attribué est plus ou moins tombé à l'eau il y a 6 mois de ça.
Et surtout, il y a le comportement de mon chef, celui qui est toujours "à l'écoute" et avec qui on peut "discuter si il y a le moindre problème". Mais qui en réalité a trop peur d'affronter directement certaines personnes pour résoudre les problèmes. Qui tient autant de discours différents qu'il y a d'interlocuteurs. Qui ose dire que mon sujet n'avance pas, alors que sur une équipe de 12 personnes, il n'y a quand même que 2 sujets qui avancent, dont le mien.

Alors forcément, avec tout ça l'ambiance générale du labo s'en ressent. Les humeurs sont électriques, et moi même, qui pourtant suis assez arrangeante et ne m'énerve pas tant que ça, ben j'ai pété un plomb, claqué des portes et fuit le labo au moins une fois pour respirer et mettre un peu d'espace entre moi et ces conflits qui, pour la plupart, ne me concernent même pas. Du coup, ça me bouffe, j'y pense quasi en permanence, je souffle, je suis de mauvais poil. Du mal à bien faire la part des choses entre toutes ces émotions un peu violentes qui se bousculent dans ma petite tête.

Il faut que j'arrête. A partir d'aujourd'hui, je vais essayer de faire la part des choses et de laisser au labo ce qui s'y trouve, de ne plus prendre part, de faire mon boulot, ce qu'on demande de moi, et basta.
Parce que malgré cette atmosphère moisie jusqu'à l'os, mes manips avancent, je ne fais plus que chercher - je trouve (hé oui, comme quoi ça arrive, même dans la recherche fondamentale), et j'ai envie d'enfin rédiger ma thèse parce que je sais que ça fera une chouette histoire, et que ça montrera que je n'ai pas passé ces trois (quatre) ans à me tourner les pouces.

Et que la science, ça peut malgré tout être hypra intéressant (et que ça ne devrait pas être réservé aux initiés).
( taf, vie )


14.10.2008 | 20:02
( ... )
...

Journée de merde.
( taf )


10.10.2008 | 22:48
( ... )
Bulle de savon

Cette sensation est très étrange. Pas désagréable, mais pas agréable non plus. Déstabilisante.

Cette impression que la bulle dans laquelle je vivais depuis si longtemps, tellement longtemps que je ne m’en rendais même plus compte, n’existe plus.
Je n’ai pourtant pas eu l’impression de rencontrer d’aspérité particulière au cours de mon trajet… Mais le résultat est là : d’un coup d’un seul, alors que je marchais dans un quartier très fréquenté de Paris, elle a disparue. Comme ça, *pouf*, d’un coup. Comme si je venais de me réveiller, je regardai tout autour de moi, étonnée de me trouver là, au milieu de ces gens. J’ai, l’espace d’une poignée de minutes, pris conscience de la vastitude du monde, de l’insignifiance de nos êtres. De mon être. D’un coup, plus rien n’était grave, plus rien n’importait. Un côté fataliste, peut-être, mélangé à cette idée que puisque je suis là, autant que j’en profite pour faire des choses qui me plaisent. Me font du bien. (Et qu’il faut que j’arrête de penser avec de grands mots prétentieux qui n’apportent rien à personne.)

Cette impression malgré tout très fugace, se mélange avec celle, peut-être encore plus bizarre, que je ne reconnais rien. Lorsque je me promène, plus rien ne m’est familier. Ho, je sais où je suis ! Mais c’est comme si j’étais étrangère à tout ce qui se passe autour de moi, comme si j’avais été propulsée dans un monde parallèle où tout est normal, mais pas tout à fait… C’est une infime différence, une de celle sur laquelle on n’arrive pas tout à fait à mettre le doigt, mais tout est différent. Un bon dans le temps ? Un réveil à la réalité ? Ou peut-être que c’est simplement parce que pendant quelques instants, j’ai malgré moi pris un recul assez déstabilisant. Et que vu de l’extérieur, ça a l’air quand même bien curieux, une planète habitée par des humains. Et effectivement, ce qui se passe dans les petites têtes de ces êtres dans le fond tous un peu égoïstes, n’a pas beaucoup d’importance si on prend ce recul étrange.

Du coup, je me prends à imaginer le monde tel qu’il sera dans quelques années. Un monde dans lequel je me sentirai encore plus étrangère, peut-être. Ou pas. Un monde possible qui m’effraye, en tous cas.

La crise financière fait réfléchir sûrement pas mal de monde ces temps-ci… Moi c’est plutôt les « évolutions » dans les écoles qui me font gamberger. La bio, la physique, la philo sûrement aussi, et bien d’autres, des options au lycée ? Ca me donne des frissons. Pas que je sois une philosophe scientifique convaincue (quoique ^^ ) mais souvent, à ces âges là, on choisit la voie de la facilité. Parce qu’on n’est pas encore si grand, à 17 ans, qu’on est à mille lieues de pouvoir imaginer à quoi notre futur ressemblera. Savoir quel métier on veut faire ? Très peu sont ceux qui le savent aussi tôt… Et plus ça va, plus tard c’est. Et je ne pense pas que compter sur les conseillers d’orientation pour trouver une route soit la meilleure des choses, dans les collèges et lycées en tous cas. C’est pour ça qu’il faut rendre les enfants, adolescents, adulescents, curieux. Qu’il faut leur parler d’un peu tout, pour que peut-être ils mettent le doigt sur quelque chose qui les titille un peu plus que le reste. Pour que certains ne passent pas à côté de ce qui aurait pu s’éveiller comme une vraie passion.

La France suit les Etats-Unis, en matière d’éducation. C’est l’impression que j’ai, en tous cas. Et bientôt, comme là-bas, certains imagineront qu’il y a 4000 ans les Hommes ont coexisté avec les dinosaures. Qu’en aucun cas, l’Evolution n’a pu aboutir à l’apparition des Hommes. C’est vrai quoi, passer par des bactéries, des bestioles qui pataugeaient dans des mares d’eau, des petits mammifères étranges qui galopaient de leurs quatre pattes entre les herbes, des singes, et puis un jour arriver à un être qui arrive à se mettre debout, à penser, à explorer, vivre en communauté et tuer ses semblables ? Non, c’est bien trop tarabiscoté comme idée.

Alors certes, on peut vivre sans connaître l’ascendance exacte de l’espèce que les scientifiques appellent Homo sapiens sapiens. Sans savoir que c’est la gravité qui fait que les objets tombent au sol, ou qu’il y a 2500 ans, un type réfléchissait déjà sur la manière de penser. Mais oublier tout ce qu’on a appris au cours de ces années pour ne garder que l’utile ? Vivre sans avoir la possibilité d’imaginer qu’il y a tout ça et que si on cherche un peu, on peut découvrir tout pleins de choses qui font rêver ? Je trouve ça triste.

Parfois, je me dis que le bug de l’an 2000 a bien eu lieu, mais que l’ordinateur qui a planté c’est le cerveau humain. La majorité des gens se concentre sur ses petits soucis, ce qui est certes compréhensible. Mais oublier tout le reste, c’est criminel.

L’esprit humain a court-circuité, et en voici la preuve : il y a quelques jours, aux infos nationales télévisées, un reportage sur les élections américaines. Les images habituelles des candidats en campagne défilent. Obama. « Plus que trente jours avant les élections ! Mais il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué… » Et là, c’est le drame. Pendant deux secondes, l’image d’un ours qui se met debout sur ses pattes arrières, et qui grogne face caméra. Deux secondes, c’est court. Assez court pour qu’on se demande si on ne vient pas d’être victime d’une hallucination… Pour qu’on ne comprenne pas ce qui vient de se passer. Les traditionnels sondages sont affichés à l’écran, et l’ours ne reviendra plus jouer les trouble-fêtes.

Il y a des fois, le monde parait étrange. Comme s’il avait bugué et que j’essaye malgré tout de continuer à faire ce que je faisais avant. Ou comme si j’avais, moi, bugué, et que je n’ai pas suivi toutes les évolutions de ces derniers temps. Un décalage étrange qui, peut-être, disparaîtrait si j’arrêtais de gamberger et m’immergeais complètement dans la réalité. Mais est-ce que j’en ai vraiment envie ?


[ je remets les commentaires en espérant que cette fois les bots se tiennent à carreau ]
( le site, réflexion )


31.08.2008 | 13:04
( Nobuo Uematsu - Final Fantasy Advent Children )
Mauvais oeil des machines

Ils vont par deux, toujours. Des petits carrés de couleur qui se tiennent par le coin, qui ponctuent l'écran d'une mosaïque colorée. Bleu sur le sombre, jaune sur le clair, ils arrivent en un clin d'oeil et affichent, quelle que soit la page à l'écran, un schéma répétitif, toujours le même, qui peut-être essaye de faire passer un message codé.
Mon ordi est malade. Varicelle, carte graphite aigüe, je ne sais quel est le nom de cette étrange maladie qui défigure l'écran. Je vais l'amener voir le docteur informatique demain, qui peut-être arrivera à mettre sur ces symptomes le nom d'une maladie.

Il suffit que je reste plus de dix minutes sur ma machine pour qu'elle se pare d'un cortège de pixels, message codé à mon encontre que je n'arrive malheureusement pas à décoder.

Peut-être est-ce une malédiction.
Peut-être mon chef a-t-il jeté le mauvais oeil sur moi ! Après tout, c'est arrivé le jour où il nous a fait tous ces reproches.
Le matin il critiquait notre rythme de travail, m'accusait de passer trop de temps derrière l'ordi et donc, par conséquences, de ne pas travailler. Je pris la mouche, outrée par tant d'injustice (quoi ? Alors que je reste une de celles dont le rythme de travail est le plus intense dans ce labo, il trouve le moyen de ne pas être content ? Et si j'ai effectivement allégé un tant soit peu mes horaires ces trois derniers jours, peut-être est-ce du au fait que je ne sais toujours pas si je serai encore là à la fin de l'année, vu qu'il ne fait rien - ou presque - pour trouver une solution !)
Je pris la mouche, donc, vexée par ces critiques stupides, et évitai autant que je le pus le labo et ce chef 'kikroitousavoirmieuketoulemonde'. Le soir même, mon ordi montrait les premiers signes de sa maladie.

Il l'a maudit, je ne voit pas d'autre explication.

Toujours est-il que j'espère ne pas apprendre une mauvaise nouvelle de la part du docteur des machines, et qu'il ne s'agit pas d'une maladie incurable à moins d'une greffe de carte graphique. Parce que s'il s'avère que c'est la seule solution, je ne suis pas sûre de vouloir tenter l'opération.
( taf, déviance, vie )


24.08.2008 | 12:22
( Dead Rising )
Mea Culpa

Cela fait une éternité que je n'ai pas posté ici... Du coup, je me retrouve confrontée à un mur.
Par où commencer ? Que raconter ?

Mes questionnements persos sur l'avenir, le boulot, la vie, toussa, qui n'intéresseront personne d'autre que moi ?
Des râleries sur mon chef, ma thèse, et autres réjouissances, qui ne feront pas avancer le shmilblick ?
Des morceaux de vies, des gens croisés ici où là, qui marquent l'ordinaire ?

Pour l'instant, je ne sais pas trop, tout se bouscule un peu trop là haut dans mon ciboulot. Mais je reviendrai plus vite, la prochaine fois. Tenter de redonner vie à Insanity.
( le site )


08.05.2008 | 10:44
( Björk - Sun in my Mouth )
Insanity Mag

Depuis plus d'un an c'est l'été. Il était temps que le look du blog change. Après un design simple vient en général un plus complexe... voilà, c'est fait.

En plus du remaniement visuel, quelques petites améliorations techniques... Un flux rss, qui normalement est complètement fonctionnel (tout du moins plus que la version béta que quelques privilégiés testaient depuis un ou deux mois ^^). Un système de tags, dont je ne suis pas complètement satisfaite mais qui fera l'affaire pour le moment. Et le retour des "derniers" sous forme d'articles dans ce mag tout ce qu'il y a de plus inédit.

Enjoy !
( le site )


 

le site - taf - notes - mots - scènes - web - écrits - déviance - vie - réflexion

20 mai 2008 - Janvier, Février et Mars d'Almanach
14 mars 2008 - IVe, épisode de Quartiers Libres

Vous avez plus de [ ] : observatrice.
Vous aimez vous glisser dans la peau d'une ombre légère naviguant sur des sites amis. Vous laissez tout de même des commentaires, parce que l'anonymat c'est bien mais ça ne dure qu'un temps. Si les blogs constituent votre cible principale, vous traînez aussi sur des bd blogs ou autres sites dédiés aux arts visuels. La lecture vous occupe aussi, et bon nombre de fictions en ligne se trouvent dans vos lectures. Ou sont sur votre liste de plumes à découvrir. Aléatoirement, des podcasts se retrouvent à titiller les tympans de vos deux oreilles.
Vous avez plus de ( ) : créatrice.
Vous préférez prendre les choses en main. Folie Douce répertorie la majeure partie de vos folies créatrices, qu'il s'agisse d'écriture, de photo ou encore de webdesign. Dans vos moments perdus vous vous associez à d'autres esprits créatifs pour montrer des projets ambitieux qui vous permettront d'exploiter toutes les envies qui vous traversent l'esprit. Le domaine où vous vous sentez plus à votre aise reste l'écriture, et ce sont des moments très particuliers que ceux où vous arrivez à transformer en mots toutes ces sensations qui vous traversent.
DAFT PUNK
Alive

Depuis le temps que je dois l'écouter... Je n'aurai qu'un mot pour qualifier cet album : dément. Daft Punk est l'un des rares groupes electro auquel j'adhère totalement, et le Live... Ils ont vraiment du talent pour mélanger juste comme il faut leurs morceaux, et en faire des bootlegs de folie. Leur prochain concert ? Je ne sais ni où ni quand, mais j'y serai !
Dan SIMMONS
L'échiquier du Mal

Intriguant, dérangeant, glauque. Mais fascinant. Parce que des fois, on se demande...Et si il existait des êtres capables d'imposer leur volonté à d'autres personnes ? Et si les pulsions violentes n'étaient qu'une volonté d'un autre qui s'imposait à nous ?
Ce n'est pas le livre de l'année, mais c'est distrayant. Ne pas en abuser, tout de même.
SKINS
tv show

Tous clichés et pourtant tous si réels, on s'attache très vite à cette bande de jeunes de Bristol, England. Des fêtes de folie où tous finissent empilés les uns sur les autres à des scènes plus intimistes, chaque personnage est touchant à sa manière. Si les intrigues sont parfois tarabiscotées, ça n'empêche pas pour autant de sursauter, pleurer, rire.
Un énorme coup de coeur.